Humure's blog

Rapport sur le Congrès de Paris 15 mai 2009

Rapport sur le Congrès International sur les Droits de l’Homme, l’Orientation sexuelle et Identité de genre

Participants : Ministre Rama Yade, Représentant de la Norvège et des Pays Bas, Représentants d’Etats et autorités publiques, experts indépendants, ongs et associations de défense des droits de l’homme.

Objectifs :

  1. Définir une stratégie pour recueillir la signature d’autres Etats favorables à la déclaration de New York du 18 décembre 2008 ;
  2. Définir une stratégie concernant les prochaines étapes dans les enceintes internationales pour renforcer la dynamique en faveur de la déclaration ;
  3. Déterminer comment coordonner cette action avec les initiatives de la société civile sur cette question.

Table Ronde : 2 : Comment les Etats et la société civile peuvent-ils coopérer pour lutter contre les violations des droits de l’homme à l’encontre des personnes LGBTI.

La table ronde était subdivisée en trois panels dont :

  • Action, dialogue, coopération et soutien des pouvoirs publics : ce panel a mis en lumière les techniques et stratégies que les associations LGBTI peuvent se servir pour coopérer avec le pouvoir public dans la lutte contre les violations des droits de l’homme qui affectent la communauté LGBTI. Il a souligné la difficulté qu’ont les associations LGBTI a se fragmenter, ceci réduit considérablement l’efficacité de leurs actions et favorise l’éparpillement des soutiens à la communauté LGBTI. Pour remédier à ce problème, les échanges ont convergés sur la nécessité de garder la cohésion au sein des associations LGBTI et de renforcer la collaboration entre les associations LGBTI existant déjà dans un milieu, ou dans la sous régions, etc. Les besoins des communautés LGBTI ont attiré l’attention des ce groupe de travail, entre autres besoins le renforcement des capacités des associations LGBTI et le soutien à ces groupes ont été ciblé.
  • Le financement du Mouvement LGBT : ce panel a été une occasion aux bailleurs de fonds d’expliquer comment sont repartis les fonds qu’ils allouent à des activités en Afrique et dans le Monde, il a été constaté que ces financements ne suffisent pas et sont disproportionnellement dispatchés. C’est en parti parce que plusieurs associations LGBTI restent clandestine mais aussi par manque des activités envers la communauté LGBTI dans certains coins du monde. Ce fut une occasion d’interpeler Paul Jassen (Hivos des Pays Bas) sur le cas spécifique du Burundi. La réponse de M. Jassen sur les financements des activités LGBTI au Burundi était que pour le moment Hivos n’a pas de fonds alloués pour les activités LGBT au Burundi mais que cela est en cours d’analyse et l’association Humure sera bien mise au courrant de l’avancée de ce dossier.                             En aparté, l’ong Sida (Swedish International Developpement Coopération Agency) représentée par Mme Christina Dahlman a dit avoir des activités dans le domaine de droit de l’homme au Burundi mais qui ne sont pas directement envers cette communauté. Il a été souligné de notre part de voir ces actions menées aussi spécifiquement envers la communauté LGBT au Burundi. La demande disait elle allait être transmise à la personne chargé de la région.
  • Le dernier panel était des celui des associations LGBT religieuses : les échanges ont tourné autours des activités des ces associations et du rôle importants qu’elles jouent pour clarifier l’homosexualité chez des laïcs et tout comme chez des dirigeants religieux de leurs confessions respectives.

Recommandations :

  1. Renforcer la collaboration entre les associations LGBT et la société civile sur place par des ateliers de sensibilisation, des journées des réflexions et de travail sur les thématiques des droits des LGBT.
  2. Collaborer avec les pouvoirs en place pour la prise en compte des droits des LGBT. Trouver des alliés au sein des gouvernements et des pouvoirs publics pour la cause des LGBT.
  3. Travailler dans la cohésion totale pour éviter les fragmentations des groupes LGBT. Méthodes participatives comme moteur de cohésion dans le groupe.
  4. Formation des réseaux entre organisations LGBT sur place, dans la sous région et au niveau international.
  5. Aux bailleurs des fonds, d’être plus souples pour les candidatures des associations clandestines et être plus actifs avec les activistes LGBT.

Mon collègue Kanuma Georges a fait pour sa part une présentation sur le Vih et la pénalisation de l’homosexualité à la table ronde 3 sur « le respect du droit à la santé des personnes LGBT. »

Fait à Bujumbura, le 01 juin 2009

Christian Rumu

Représentant de Humure asbl

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  • abdoulmohamed: courrage mes chere collegue
  • Michel Duponcelle: Ta venue chez nous fut aussi un moment d'enrichissement pour nous et nous serons vraiment content si une collaboration pouvait se mettre en place. D'i
  • Théo: je trouve que ce petit livret va contribuer à sensibiliser la population burundaise et les autorités à comprendre enfin que l'homosexualité est un

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